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08.04.2013

Bangladesh – rencontres entre femmes

La gymnasienne de 19 ans Hannah Ruile, de Boniswil, œuvre actuellement comme bénévole pour Horyzon au Bangladesh. Au cours de son séjour de 6 mois, elle visite différents sites des YWCA dans tout le pays. Hannah rédige régulièrement des comptes-rendus sur ses expériences vécues dans cette région si différente et exotique. En Suisse, elle fréquente le gymnase où elle suit une spécialisation en travail social. Elle profite de son passage au Bangladesh pour effectuer des recherches en vue de son travail de diplôme, qui porte sur les conditions de vie des femmes bangladaises et sur les répercussions des programmes de microcrédits des YWCA.

 

La situation des femmes au Bangladesh est préoccupante. Leur retard est énorme en matière de formation et de santé en comparaison aux hommes. Les mariages précoces et forcés sont aussi monnaie courante. Des statistiques récentes sur l’égalité des droits hommes-femmes dans la vie publique placent le Bangladesh au 108e rang… sur 109 pays classés. Exercer une profession et jouir d'une autonomie économique est tout à fait exceptionnel pour les femmes bangladaises.

 

Dans le cadre de son travail, Hannah a interviewé des femmes participant à des programmes de microcrédits. Elle est aidée sur place par des organisations partenaires d'Horyzon, qui lui fournissent les contacts nécessaires. Ces entretiens se transforment souvent en véritables événements villageois. Les femmes apprécient d’être prises au sérieux et sont heureuses de voir que leur histoire et leur succès économique attirent l’attention. L’ouverture et la sincérité avec lesquelles la bénévole d’Horyzon est traitée sont aussi émouvantes que le destin de chacune de ces femmes. Lisez le compte-rendu de voyage d'Hannah pour en savoir plus.

 


08.04.2013

Gaza – surfer loin du paradis

La plage est omniprésente le long de la bande de Gaza. La côte de 40 km est longée dans sa presque totalité par un fin ruban de sable et la mer s'atteint en seulement quelques minutes depuis la plupart des lieux situés dans l'étroite bande de terre. Si la situation politique était autre, les touristes européens se bronzeraient ici aussi durant l'été. Mais seuls les habitants de Gaza peuvent se rendre à la plage, et ceux-ci en profitent volontiers. Pour beaucoup d’entre eux, une journée au bord de la mer est l’unique moyen d’oublier un peu la désolation du quotidien.

 

Ce dernier morceau de liberté ne profite cependant pas à tous à Gaza, car les femmes n'y sont pas forcément bien vues. Depuis que le Hamas s’est emparé du pouvoir sur le territoire, les vigiles font appliquer les règles de façon toujours plus stricte. Voir une femme en robe courte ou en train de pratiquer une activité sportive est insupportable à leurs yeux. En outre, la musique est aussi interdite depuis peu à la plage.

 

Il existe cependant deux jeunes filles qui se dressent contre ces conventions. Sabah et Shrouq Abu Gunaim sont des mordues de surf, qui ne vont pas renoncer à leur hobby en raison de règles conservatrices. Les deux sœurs, qui habitent aux abords directs de la plage, ont été initiées à ce sport par leur père, un des pionniers palestiniens de la discipline. Quand Sabah et Shrouq étaient encore de petites filles, personne ne s’offusquait de leur présence à la plage. Mais maintenant qu’elles sont devenues de jeunes femmes, elles doivent faire face à des injures et des comportements hostiles. Depuis, elles ne surfent plus qu’en compagnie de leurs frères ou de leur père. Bien que leur famille les soutienne, leur mère reconnaît qu’elle a peur pour ses filles. Mais ce qui préoccupe le plus la maman, c’est de voir diminuer leurs chances de se marier en raison de leur passe-temps peu conventionnel.

 

Sabah et Shrouq ne pensent pas à ça de leur côté et tout ce qu’elles veulent, c’est de pouvoir continuer à pratiquer leur sport tout en respectant les règles – pour le moment du moins. Les deux filles souhaitent aussi réaliser un rêve: pouvoir un jour surfer sur d’autres vagues que celles de la plage de Gaza.

 

Lisez l'article originale (en anglais)


08.04.2013

Colombie – du rap contre la violence

La ville colombienne de Medellín est particulièrement dangereuse, et le quartier ouest de Comuna 13 se trouve en tête de liste. Dix jeunes hommes liés aux YMCA y ont déjà perdu la vie depuis 2009. Ils ont été assassinés car ils ont osé donner de la voix et protester contre les abus pratiqués dans le quartier.

 

Le hip-hop est la culture dominante chez les jeunes des quartiers pauvres en Colombie. Les leaders des différents groupes sont souvent apolitiques et socialement peu critiques. Pour apporter du changement dans les communautés, les YMCA locales, soutenues par Horyzon, ont lancé en 2002 une action mettant à profit la créativité des jeunes. C’est ainsi qu’est né dans la Comuna 13 le collectif hip-hop «La Elite». Celui-ci est composé d’environ 60 rappeurs et artistes qui participent activement au travail de quartier et dont les textes se positionnent clairement contre le trafic de drogue et la violence.

 

Jeison Castaño, surnommé Jeihhco, est un des leaders de La Elite. Il raconte que lui et ses amis ont tout d’abord ri en découvrant la proposition des YMCA. Les vrais rappeurs ne se rendent pas à des meetings ou des workshops organisés, pensaient-ils à l’époque. Mais le jeune homme de 24 ans a entre temps compris l’importance du travail des YMCA, a déjà mis sur pied divers projets dans son quartier et a convaincu de nombreux jeunes de se mobiliser pour un futur pacifique. Son engagement lui a permis de se rendre en Suisse lors d’un voyage coorganisé par Horyzon, au cours duquel il a pu présenter les activités de son groupe lors de divers exposés. Un festival de hip-hop a par exemple été organisé avec le soutien des YMCA, qui a vu la participation de plus de 30'000 personnes. Un autre projet de La Elite offre aux enfants de la rue la possibilité d’enregistrer un morceau de musique dans le studio de musiciens renommés. «Cela développe chez eux la confiance en soi et ils découvrent qu'il est aussi possible d'arriver à quelque chose loin de la rue», affirme Jeihhco.

 

Victime de son succès, le projet pour la paix comporte malheureusement aussi une zone d'ombre. Les membres de La Elite sont une épine dans le pied des bandes criminelles et dix rappeurs ont déjà été assassinés. Parmi ceux-ci se trouve Héctor Pacheco, connu sous le pseudonyme de Kolacho, un ami et membre du groupe de Jeihhco. Selon ses dires, cette perte est un des événements les plus douloureux qu’il ait vécu jusqu’à ce jour. Mais les criminels ne le feront pas renoncer, bien au contraire. Le rappeur est d’autant plus motivé et souhaite mener à bien ce qu’ils ont commencé ensemble. L’«école de hip-hop» récemment ouverte dans la Comuna 13, baptisée Kolacho, maintient vivant le souvenir de son ami.

 

Lisez le reportage complet sur la Comuna 13 sur le site opendemocracy.net. Le compte-rendu sur la visite de Jeihhco en Suisse est disponible ici. L’article rapportant la mort d’Elider, un autre rappeur tué en novembre 2012, peut être lu ici.


08.04.2013

Année internationale de la coopération dans le domaine de l'eau

2013 a été décrété «Année internationale de la coopération dans le domaine de l'eau» par l'ONU. Comme d’autres ressources, l’eau est un bien réparti de forme inégale dans le monde, et le changement climatique vient encore renforcer cette tendance. Alors que certaines régions doivent faire face à de terribles inondations, d’autres sont confrontées à de longues périodes de sécheresse. L’eau n’étant pas une simple marchandise – c’est un élément indispensable à la vie sur terre – une meilleure coopération au sein de la communauté mondiale est urgente en matière de répartition et de gestion de nos réserves d’eau.

 

Le cycle naturel de l’eau connaît ses propres règles et ne prend pas en compte les frontières politiques. C’est aussi le cas dans la coopération dans le domaine de l’eau, qui encourage une répartition équitable du précieux liquide. C’est uniquement de cette manière qu’il sera possible de surmonter les énormes défis de ces prochaines décennies.

 

Le manque d’eau chronique est encore une réalité pour près de 800 millions de personnes. Environ 2.5 milliards de personnes doivent faire leurs besoins à l’air libre. Cette situation est à l’origine de pollutions et accroît la propagation de maladies comme le typhus ou le choléra. 3‘000 enfants meurent tous les jours pour avoir consommé de l’eau non potable. La situation ne peut s’améliorer que par une meilleure collaboration entre les autorités locales, les entreprises et la communauté internationale.

 

Le thème de l’eau revêt aussi une grande importance au sein des projets d’Horyzon. Dans le cadre du programme de développement de quartier et de soins de santé mené au Bangladesh, les femmes apprennent à utiliser correctement l'eau potable et peuvent ainsi éviter des diarrhées chez leurs enfants.

 

La journée mondiale de l’eau, fixée chaque année au 22 mars, était aussi placée sous le signe de la coopération dans le domaine de l’eau en 2013 et a servi de point de départ à de nombreux événements abordant ce thème. La DDC a par exemple organisé un colloque baptisé «Eaux sans frontières». D’autres informations sur ce sujet et sur différents événements à venir sont disponibles sur eau2013.ch.


08.04.2013

Rétrospective: les 75 ans des Unions Chrétiennes de Windisch

L’année écoulée a été particulière pour les U.C. de Windisch, qui fêtaient le 75e anniversaire de leur section! Suivant le leitmotiv «Es hat sich ausgezahlt» (les efforts ont payé), diverses activités ont été organisées tout au long de l'année, comme une bourse d'échange de chaussures de randonnée, un repas «pâtes chalets» ou une soirée de divertissement. Des collaborateurs d’Horyzon se sont rendus aux deux derniers événements et ont eu l’occasion de présenter les projets de l’organisation.

 

Les principales organisatrices, Karin et Mojo, ont fait preuve d’une grande imagination pour cette année anniversaire: elles ont mis au point un «toboggan à deux francs», sous forme d’une grande carte du monde. Les donatrices et donateurs pouvaient placer une pièce de deux francs au sommet, presque au pôle nord, et, en faisant tourner le disque de manière intelligente, choisissaient dans quel pays du globe leur don serait reversé. Par cette action originale, les U. C. de Windisch ont apporté un soutien aux projets Horyzon en Colombie, au Bangladesh et en Palestine, ainsi qu’au «Power to Change Fund» présent dans le monde entier. La naissance et la mise en œuvre de l’idée ont été immortalisées dans une vidéo.

 

Le «toboggan à deux francs» a été installé lors de tous les événements de la section durant l'année et les U. C. de Windisch ont récolté plus de 6'500 francs de cette manière. Cela représente 3'250 pièces de deux francs, pour un poids de 28.6 kg, qui ont été déposées à la banque en faveur des projets Horyzon. Au nom de tous les bénéficiaires, Horyzon adresse encore une fois ses remerciements pour cette aide généreuse!

 

Cela nous réjouit particulièrement de voir qu’une idée créative ait pu déboucher sur une telle récolte de dons.



28.11.2012

Martin Bauer transmet sa charge à Martin Vogler

La quatrième session du conseil de la fondation Horyzon a eu un côté joyeux et un côté triste. Martin Vogler reprendra le flambeau de la présidence du conseil de la fondation à partir de février 2013 de Martin Bauer.

Martin Vogler, qui vit à Dulliken, sera encore jusqu’à fin janvier 2013 directeur de la fondation Diaconis Berne. L’expert de processus de Finance et Contrôle de gestion a occupé de diverses fonctions de directeur. Son premier poste en tant que chef de la section de l’apprentissage chez Crédit Suisse. Après de diverses activités dans les YMCA Suisse et un mandat comme président l’alliance mondiale des YMCA Martin Vogler poursuivra son engagement pour les jeunes de ce monde à travers sa fonction chez Horyzon. Nous accueillons Martin Vogler avec plaisir comme président du conseil de la fondation et nous lui souhaitons une bonne réussite.

 

Nous souhaitons également la bienvenue à Julia Diener et Eliana Graf comme nouvelles membres du conseil de la fondation.

 

Un grand merci à Martin Bauer

 

Après 25 ans d’engagement pour Horyzon dans de différentes fonctions, Martin Bauer démissionne de son mandat de président de la fondation au 31 janvier 2013.

 

Martin Bauer a été d’un grand apport et soutien depuis le début du 21ème siècle au développement structurel de Horyzon. Sous sa direction la forme juridique de Horyzon a été modifiée d’une association à une fondation. Comme premier président de la formation il a ainsi repris les affaires en 2009.

 

Nous remercions le président sortant pour son énorme engagement et la confiance qu’il a toujours affiché envers les employés de Horyzon ainsi que pour sa disponibilité nous assister quand la situation le demandait.

 

Nous tenons également à remercier les membres sortant du conseil Melanie Zurlinden et Simon Plüss pour leur grand engagement pour Horyzon et leur souhaitons tout de bon pour leur chemin de la vie.

 

Liens au sujet :

diaconis.ch

cevi.ch

 


vers archives news


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